lundi 7 mai 2012

Merci

Merci à tous de m'avoir élu. Je sais pertinemment que vous n'avez pas voté pour moi en majorité mais contre le président sortant qui a pourtant sauvé la France d'un désastre économique sans précédent. Du haut de mon incompétence, je vous promets que j'essaierai d'appliquer les 60 engagements.
Mais je tiens à préciser que ces engagements n'engageaient que le candidat que j'étais et non le Président que je suis.


Je voyagerai toujours en train comme je l'ai promis sauf quand je ne le ferai pas, comme hier soir quand je suis revenu de Tulles.
Allez mes idiots compatriotes, ramez bien ! huhuhu !


Vive Moi et vive l'Algérie, la Tunisie, l'Irak, la Turquie et la CGT !




ha oui. j'allais oublier: vive la France accessoirement.



mercredi 2 mai 2012

Période de changement

Encore une fois, je le prouve: je suis un homme rassembleur. La jeunesse que je défends, c'est une jeunesse de compassion, d'amour, de travail. Je suis le président de tous les Français. Mon discours ne divise pas. Mes électeurs et partisans ne sont pas violents, ni dans leurs actes ni dans leurs propos. Jamais vous n'entendrez mes partisans dire "À mort, à mort, les fascistes!". Non.
Mon discours est porteur d'espoir et de changements. C'est une nouvelle révolution qui arrive. Comme il y a plus de 200 ans. Le peuple va se reprendre en main avec mon aide et celle de mon équipe du changement d'il y a 30 ans. Oui je vous vois venir de loin: vous pensez à la période de la terreur qui a suivi la révolution Française. Je vous arrête tout de suite ici: n'ayez crainte ! Il n'y aura pas de terreur après mon accès au pouvoir. Je bannirai le mot 'terreur'. Et je le remplacerai par le mot 'changement'. Ce sera une période de changement. 
Par conséquent, voici quelques expressions qu'il sera bon de revoir:


Terreur blanche.Changement rose et rouge.
Terreur qui règneChangement qui s'impose.
Terreur qui paralyse, fige, glace quelqu'un. Changement qui surprend.
Régime, période de terreur changement
Politique de la terreur du changement
Époque de la Terreur du Grand Changement
Sous l'effet de la terreur du changement.
Affranchir (un peuple) de la terreur. Asservir (mon peuple) dans le changement.
Avoir la terreur d'être assassiné, de faire quelque chose. Avoir le devoir d'accepter le changement.
Faire régner la terreur. Faire accepter le Changement Irréversible.
Faire vivre dans la terreur le changement
Gouverner par la terreur le changement
Hurler de terreur. Acclamer les bienfaits du changement.
Inspirer de la terreur du changement à quelqu'un. 
Insuffler de la terreur du changement à quelqu'un.   
Répandre la terreur. Rendre le changement irréversible.
Se décomposer de terreur. Exprimer sa gratitude envers le changement.
Semer la terreur. Propager les idées du changement.
Vivre dans la terreur. Adopter obligatoirement le changement de manière volontaire.


Vive le changement !

samedi 21 avril 2012

Un vote pour le futur de la France

Message de l'auteur de ce blog

Canada, Montréal, 21 Avril 14h06: j'ai voté. J'ai voté pour la France, pour son avenir. J'ai soigneusement pris les 10 bulletins proposés. Après tout, nous sommes en démocratie et 10 candidat(e)s ont réussi à convaincre les maires de France. Quand j'ai entendu après mon nom "A voté", j'ai saisi toute la portée de mon geste. Ce bulletin de vote, je l'ai déposé pour le bien de la France, dans un élan de rassemblement. J'ai fait le choix de dire non à l'abus de pouvoir des riches, non aux inégalités, oui à la reconnaissance du travail, oui à une France moteur de l'Europe. J'ai fait le choix de sauver la France de la crise économique, de la guider vers un horizon meilleur après ces années de tempête.
Et pourtant, jusqu'à hier, j'étais indécis; non pas sur le choix de mon vote mais sur l'action de voter. Vote ou abstention ? L'abstention me paraissait un choix protestataire intéressant. Au moins l'abstention est comptabilisée. Pourquoi m'abstenir ? Pour montrer ma désapprobation envers le candidat de mon choix. Je préfère un candidat qui assume pleinement jusqu'à la décision la plus insensée que celui qui essaie de se cacher quitte à mentir.
Mais ce matin, je me suis ressaisi: ce n'est pas parce que j'ai suis déçu sur certains points que je peux me permettre de faire défaut à la France. Mon pays a besoin d'un président fort, droit, juste, qui n'a pas froid aux yeux, qui sait donner du temps à la négociation, qui sait quand ce temps prend fin, qui accepte de se sacrifier au profit de la sauvegarde de la Nation. 

Aujourd'hui, j'ai voté pour ce président sans hésiter.

J'ai voté Nicolas Sarkozy.

 

samedi 24 mars 2012

Rassembler... qui ?

Depuis le début de ma campagne j'ai toujours dit que je voulais rassembler. Jour après jour, je le répète sans faiblir. Je suis rassembleur, je serai le Président de toute la France.
Et je suis content car personne ne m'a posé la question: "Qui voulez-vous rassembler exactement ?"
J'avoue que j'aurai botté en touche, non pas parce que je ne sais pas répondre mais parce que je n'ai pas de réponse satisfaisante à donner. Et je suis toujours hésitant. Je veux faire plaisir à tout le monde et ne froisser personne. Alors, qui veux-je rassembler ? Les Français ! Ce n'est pas suffisant, je sais. Quand je prononce cette phrase, je pense toujours aux Français de gauche mais je ne me résous pas à le dire haut et fort. Je crache suffisamment sur la droite et l'UMP pour que cet électorat comprenne que jamais il ne fera parti de mon rassemblement. Et je ne suis pas sûr qu'il le souhaite de toute façon.
Peuple de droite, j'ai besoin de vous car c'est vous qui allez payer une grande partie de mes réformes. Et sincèrement, je n'espère pas que vous votiez pour moi, mais seulement que vous restiez gentiment en France et que vous continuiez à travailler comme vous le faites. Non je ne veux pas vous rassembler. Mais je veux vous utiliser comme un matelas de sécurité. Voyez-vous, je compte bien mettre en place mon programme. Je suis certain qu'il ne fonctionnera pas mais je ne pouvais pas me permettre de prolonger une politique économique de droite même si celle-ci fonctionne et a pu garder la France et l'Europe en sécurité. Alors j'ai besoin d'une base de citoyens travailleurs, solides, innovants, créateurs à partir de laquelle je puisse puiser un remède aux maux que je vais créer. J'ai besoin de ces citoyens de droite, responsables, droits, moteurs de notre pays. Leur vote m'est inutile; j'ai celui des autres, des fossoyeurs, des profiteurs, des mal-aimants, des indignes, des crieurs, des cracheurs, des râleurs.
Ce sont eux que je vais rassembler, sous une même bannière, une même étiquette. ils n'ont pas le même but que moi mais le mien prévaudra au final. Ils n'ont pas à savoir, à connaitre; ils n'ont qu'à vouloir se débarrasser de Sarko. Mes soldats ignares, mes lemmings, mes zombies, assoiffés d'inégalités. Je vais vous rassembler, et vous me porterez à la victoire.
Le changement, c'est maintenant.


F.

mardi 20 mars 2012

Campagne vraiment suspendue

Bonjour,
En cette journée de campagne suspendue, j'ai accepté une interview à BFM-TV. Je l'ai fait pour les Français et les victimes. Je ne l'ai pas fait pour ma campagne. Je le répète: ma campagne est totalement suspendue.
...
Bon d'accord, mes sites de propagande campagne sont actifs et relaient chacun de mes mots et mouvements. Je n'ai pas d'autres moyens vraiment pour continuer ma campagne. Ça me rappelle beaucoup la cour de récré enfant. Quand on se courrait après. Je leur faisais toujours le coup: "Pouce ! Pouce ! j'en peux plus". Alors les autres s'arrêtaient et moi je continuais. Je ne pensais pas qu'un jour cette tactique puisse fonctionner à ce niveau. Il faut bien être opportuniste dans la vie. Savoir saisir chaque occasion pour rabaisser les autres afin de mieux s'élever soi-même. J'avoue que je suis à bout physiquement. J'ai beau faire semblant, je n'y arrive plus. Alors j'ai trouvé un moyen de faire ralentir la campagne sans l'arrêter: j'ai voulu une pause de campagne de tous les candidats pour mieux mener la mienne. Je peux me reposer tout en jouant l'hypocrite.
J'ai beaucoup aimé ma manière ce matin d'accuser indirectement Nicolas Sarkozy de faire de la récupération politique alors que je suis celui qui passait à la radio pour exposer son programme. Et le plus impressionnant, c'est que les militants me suivent. Ils ne voient rien.
Alors oui, vous pourrez toujours me traiter d'être abject, irresponsable, ignoble, honteux, irrespectueux, opportuniste... Et alors ? Les Français ne votent pas pour moi pour ce que je suis, mais contre Sarkozy. Apparemment ça ne les gêne pas de voter pour un individu aussi peu recommandable et immoral que moi.


18h30 bientôt ! Il faut que je me repose. Je dois être en forme pour les caméras demain à l'enterrement des policiers gendarmes  ... heuu... des militaires oui ! Peu importe. Les caméras sont là, comme dans un meeting. J'espère pouvoir parler aussi. J'ai préparé un discours faisant un lien entre ces meurtres et la politique de Sarkozy. 


Comme vous le voyez, ma campagne est suspendue. Aaaaaah j'aime la politique.


F.

lundi 19 mars 2012

Campagne suspendue... ou presque

Aujourd'hui est un jour de drame national. Une tuerie s'est passée à Toulouse. Des juifs ont été tués, dont des enfants, des militaires Maghrébins et Antillais aussi les jours précédents. C'est pourquoi, étant un homme responsable, je sais où est ma place et j'ai suspendue ma campagne. Je ne me précipiterai pas sur place pour me montrer devant les caméras, je n'irai pas prononcer un discours et encore moins un discours politique, je ne ferais pas poster sur mon compte Twitter des messages toutes les 5 minutes avec photos comme lors d'un meeting électoral. Non. Je serai un homme loyal à la République dont je brigue la présidence, je serai loyal envers la France, je serai loyal envers le président, peu importe son bord politique. Je me range donc derrière le président Sarkozy. Je lui apporte tout mon soutien et ma confiance dans ce moment difficile pour la Nation car je suis un homme rassembleur et je sais m'effacer au profit de l'unité. Je n'essaierai pas de doubler le président car seuls le Président Sarkozy et le gouvernement sont légitimes à traiter publiquement de cette affaire. Seuls le Président Sarkozy et le gouvernement ont le pouvoir de débloquer les moyens suffisants pour enquêter et suivre le déroulement de l'enquête.
Je suis un homme d'honneur, républicain, qui connait la place du président et celle des aspirants à la remplacer: jamais je ne me permettrai de vouloir imiter le rôle de président. Les Français ne me le pardonneraient pas.
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Ceci étant dit, vous comprendrez bien que la suspension de ma campagne n'est que dans les mots et qu'il fallait bien que j'aille là où les caméras sont.
C'est pourquoi, de suite après l'annonce de la suspension de ma campagne, je me suis permis de me précipiter à Toulouse, de prononcer là-bas un discours ouvertement politique et diviseur. Je ne me range pas derrière le Président, mais demande à ce qu'il se range derrière moi. Je ne lui apporte pas la confiance. Je fais mine d'ordonner que tous les moyens nécessaires soient utilisés pour résoudre cette affaire alors même que je ne suis qu'un simple spectateur comme tout un chacun. 
Oui je suis une honte pour la France et la République. Oui je sais que Marine LePen a beaucoup plus le sens d'honneur Républicain que moi (c'est pour dire...). Oui je suis un homme immoral et abjecte. Mais je suis François Hollande, déjà vainqueur de l'élection présidentielle 2012; je suis votre Président autoproclamé.
Et soi-dit en passant, je n'avais strictement aucune envie de rester avec les employés de Fessenheim, qui m'ont d'ailleurs copieusement hué. "Casse-toi sale vendu !" ? Immoral, abjecte, oui. Vendu ? Ah non alors !

F.

vendredi 16 mars 2012

DPDA, ça l'fait pas !

Hier soir, j'ai eu mal. Chez DPDA, les journalistes étaient tous de droite. C'est clair, entendu. Ils m'ont posé des questions tout à fait déplacées ! "Comment finance-je mon programme ?" Je n'en sais rien. Je ne suis pas financier ! Ni économiste ! Ils ont défoncé mes mesures phares. Les 75% ? Il m'ont coincé salement et j'ai dû dire la vérité vraie: c'est une mesure qui ne rapportera presque rien mais c'est une mesure morale. Oui du flan si vous préférez. Mon électorat ne le comprenait pas mais maintenant cette mesure est foutue. J'ai eu beau être agressif, rien n'y à fait. Les centrales nucléaires ? J'en fermerai une, et une seule ! oui ! je sais ! ce n'est pas en fermant une qu'on arrivera à réduire le nucléaire en France. Mais j'y peux rien ! Faut que je fasse plaisir aux verts, au gauche-centre, à l'extrême gauche, au PS... Je ne sais plus quoi faire. 
Bon sinon j'ai sorti une belle connerie. Elle est passée inaperçue mais j'ai dit à Copé qu'un chef de parti ne décide rien. Oh put*** la bourde. 11 ans que j'ai été chef du PS. Je m'évertue à faire croire que j'ai pris des décisions avec Jospin et bam ! J'ouvre ma gueule... C'était une mauvaise journée, je vous le dis. 
Et puis ce débat avec Copé, j'ai pris cher... Il va me falloir quelques jours pour me refaire une santé. Je me suis fait défaire malproprement. Même Ségo m'a abandonné sur Twitter. Garce. 


Vivement la fin de la semaine.


F